Algrimir

Date de création : 28/11/2022
Race : Gnome
Réputation : Héros
Clan : La Caravane Des Mille Voix
Monstres tués : 110 - Aventuriers tués : 0
Bonnet émeraude [MM +5٪ | INT +1] - Tête
Plastron noble de maître [MM +5٪ | INT +1] - Buste
Testament rituel [MM +5٪ | INT +1] - Une main
Sceptre émeraude de maître [MM +5٪ | INT +1] - Une main
Jambières [MM +5٪] - Pieds
Anneau de qualité - Fétiche

A la ceinture :
   Tomahawk [Obs +5٪] - Une main
   Bouclier sacré - Une main

Don = Ingéniosité

Cheval : Tonnerre ⚡
Tréant

Description

          "D'histoire en histoire, les légendes se créent..."


            

On raconte que certaines âmes refusent de disparaître, même lorsque le corps tombe et que le monde les oublie. La mienne est de celles-là.

Dans une autre vie, j’étais un homme. Un guerrier des anciennes terres de Kigard, tombé sous la bannière des Fourrageurs d’Ourobore, cette guilde forgée dans l’honneur, la force et les serments indestructibles. J’y ai connu la gloire des batailles, la fraternité des armes, et la loyauté absolue envers ceux que j’appelais mes frères. J’ai combattu jusqu’à mon dernier souffle, convaincu que ma mort servirait une cause plus grande que moi.

Mais la mort ne fut pas la fin.

Quand mes yeux se sont rouverts, ce n’était plus dans ma chair d’homme. Le destin m’avait offert une seconde naissance… dans le corps d’un saurien. Une peau d’écailles sombres, un sang plus froid, des instincts nouveaux, mais une âme intacte. Les souvenirs de mon ancienne vie n’étaient d’abord que des fragments — des visages, des cris de guerre, des flammes dans la nuit — avant de redevenir un feu impossible à étouffer.
 

Le Récit d'Algrimir, le Saurien Guérisseur

Je suis Algrimir, saurien des Revenus d'Outre-Terre.

Mon peuple raconte que nul ne choisit son destin. Pourtant, le mien a changé le jour où j'ai rencontré Tegnus, le puissant maître orc.

À cette époque, je n'étais qu'un voyageur errant parmi les ruines d'un monde marqué par les flammes. Les terres portaient encore les cicatrices laissées par le dieu des Enfers, celui qui avait réduit des royaumes entiers en cendres.

Tegnus m'accueillit parmi les Revenus d'Outre-Terre. Il vit en moi quelque chose que je ne voyais pas encore.

Alors que les autres apprenaient l'art de la guerre, il m'enseigna celui de préserver la vie. Il disait que la force d'un clan ne se mesure pas seulement au nombre de ses victoires, mais au nombre de frères qu'il ramène du champ de bataille.

Pendant des années, j'ai étudié les anciens savoirs, les remèdes oubliés et les énergies qui circulent entre toute chose vivante.

Aujourd'hui, lorsque les guerriers des Revenus d'Outre-Terre partent au combat, je marche à leurs côtés. Là où les flammes détruisent, je soigne. Là où l'espoir s'éteint, je le ravive.

Beaucoup connaissent Tegnus comme un conquérant. Moi, je me souviens surtout de ses paroles :

« Le feu détruit les faibles. Il forge les forts. Mais les plus sages utilisent sa lumière pour guider les autres. »

Tant que mon souffle demeurera, je servirai le clan et j'honorerai l'enseignement de mon maître.

Car je suis Algrimir, le saurien guérisseur.

Disciple de Tegnus.

Gardien des Revenus d'Outre-Terre.

Et lorsque les tambours de guerre résonnent dans la nuit, ma voix s'élève avec celle de mes frères :

« Nés des cendres. Forgés par les flammes. Guidés par le Dragon. » 🔥🐉🦎⚕️

Recueilli par le clan de la Nouvelle Lune, j’ai appris à faire de cette nouvelle existence une force. J’ai servi ce clan avec la même détermination que jadis : bâtir, protéger, faire prospérer. Mon bras s’est fait rempart, ma magie est devenue arme, et mon nom s’est gravé dans la mémoire des miens comme celui d’un gardien aussi redoutable que fidèle.

Pourtant, malgré les années et les victoires, une part de moi est toujours restée tournée vers le passé.

Un nom continue de résonner dans mes rêves : Garban.

Mon maître. Mon guide. Celui qui m’a appris qu’un guerrier ne se définit pas par sa naissance, mais par les serments qu’il choisit de porter. S’il est encore quelque part sur les nouvelles terres de Kigard, alors je le retrouverai. Peu importe les dangers, peu importe les monstres, peu importe les siècles qui nous séparent.

Je marche aujourd’hui entre deux mondes : héritier d’un passé humain révolu, protecteur saurien d’un présent forgé dans la pierre et le sang.

Et tant qu’il me restera un souffle, je poursuivrai ma route.
Pour mon clan.
Pour mon honneur.
Et pour retrouver celui à qui je dois encore tout.

         

                                                   
 

Le poison de l’Île aux Venins

Alors que la Caravane des Mille Voix poursuivait sa route vers le village situé au cœur du continent, Algrimir commença à ressentir quelque chose d’étrange.

Au début, ce n’était qu’une légère douleur dans le ventre. Puis vinrent les vertiges, les frissons et une étrange sensation de brûlure parcourant son corps.

Il mit cela sur le compte de la fatigue… après tout, l’Île aux Venins n’avait laissé personne indemne.

Mais au fil des heures, son état empirait.

Ses mains commencèrent à trembler. Sa vision se brouilla et il tomba finalement de son cheval.

Garbran et Fizzwick se précipitèrent vers lui.

— Algrimir !

Le saurien tenta de se relever, mais ses jambes ne répondaient plus correctement.

C’est alors qu’une étrange marque verdâtre apparut sur ses écailles.

Garbran comprit immédiatement.

— Du poison…

Mais ce n’était pas un poison ordinaire.

Il s’agissait d’une toxine ancienne, probablement transmise lors de leur affrontement sur l’île. Un venin rare, capable non seulement d’empoisonner sa victime, mais également de modifier son corps.

Malgré leurs efforts, aucun antidote ne semblait fonctionner.

La transformation commença.

Les écailles d’Algrimir disparurent peu à peu. Son corps se mit à rapetisser. Ses bras et ses jambes changèrent de forme tandis que son visage se transforma complètement.

Lorsque le processus prit fin, Garbran et Fizzwick restèrent silencieux.

À la place du puissant saurien se tenait désormais…

un petit gnome à la peau entièrement verte.

Algrimir regarda ses nouvelles mains avec stupeur.

— …Qu’est-ce que vous regardez ?

Fizzwick éclata de rire.

— Je crois que notre grand saurien vient de devenir beaucoup plus petit.

Algrimir voulut répondre, mais sa nouvelle voix aiguë ne fit qu'accentuer la situation.

Il regarda alors son reflet dans une flaque d’eau.

Un petit gnome vert lui faisait face.

Pendant quelques secondes, il resta immobile.

Puis quelque chose d’étrange se produisit.

Des souvenirs de son ancienne existence de saurien lui revinrent brutalement à l’esprit. Les flammes, son maître Tegnus, les Revenus d’Outre-Terre… et cette sensation familière d’avoir déjà vécu une transformation impossible.

Ce poison n’avait peut-être pas simplement changé son apparence.

Il avait réveillé quelque chose en lui.

Algrimir serra les poings.

— Le Mal est leur Raison… Le Souffle du Dragon est leur Passion…

Garbran fronça les sourcils.

— Algrimir… tu te souviens de quelque chose ?

Le petit gnome leva lentement les yeux.

Un sourire inquiétant apparut sur son visage.

— Je me souviens de tout.

Un silence pesant s’installa.

Puis Algrimir ramassa son équipement devenu beaucoup trop grand pour lui.

— Cette transformation n’est pas une malédiction.

Il regarda ses compagnons.

— C’est peut-être un nouveau départ.

Fizzwick observa le minuscule gnome vert, puis son équipement traînant presque sur le sol.

— Un nouveau départ… ouais. Mais va falloir te trouver une nouvelle armure.

Algrimir ne répondit pas.

Il regardait déjà en direction du village.

Quelque part, sur le continent, quelqu’un connaissait peut-être l’origine de ce poison.

Et s’il existait un moyen de retrouver son ancienne forme…

Algrimir comptait bien le découvrir.

La Caravane des Mille Voix reprit alors sa route.

Mais désormais, elle voyageait avec un nouveau compagnon.

Un étrange petit gnome vert.

Et personne ne savait encore si cette transformation était une malédiction…

ou le commencement de quelque chose de bien plus dangereux.